tindomerel

Chroniques d'une bulle

Vendredi 22 février 2008 à 11:28




Bonjour les gens, acclamez-moi, je suis de retour.

Je vois qu'il y en a plein qui m'ont raconté leur vie, ça fait plaisir.

Je vois aussi qu'il y en a plein qui galèrent sur Délice Amer, ça fait encore plus plaisir. Arrêtez de squatter l'espace commentaires, j'ai fait une fenêtre sur le forum pour qu'on puisse s'échanger les informations plus facilement, et surtout pour qu'on évite de divulguer des réponses à des gens qui étaient niveau 1 et qui avaient rien demandé à personne (j'ai pas encore reçu de plaintes mais vaut mieux pas prendre de risques).

En tant que boss niveau 11 (danse de la victoire sur moi) je veux bien dans mon immense miséricorde répondre à vos appels à l'aide, pauvres cloportes rampants dans la fange du niveau 6 ou 9. Mouhaha. (Sophie, je pense à toi par exemple, c'est vrai qu'elle est balèze celle avec la prison, mais ne crains rien, nous mettons en place une cellule de crise)

Et puis sinon le ski c'était bien, j'étais à Chamonix, une station de riches, avec des hôtels à mille euros la nuit (ça existe !) et des piscines chauffées qui étaient bizarrement situées dehors alors que dehors il faisait - 15, je sais maintenant d'où vient l'épuisement des ressources énergétiques de la planète.

Moi j'étais dans un hôtel normal pour Chamonix, c'est à dire juste un petit peu classe. Avec un saladier de petits bonbons mous à l'accueil et un billard cassé, avec un petit déjeuner/buffet et plein de museli avec des raisins secs, et une chambre normale et surchauffée alors que les radiateurs étaient même pas en marche.

Le temps était radieux, on a vraiment eu de la chance, pendant trois jours c'était grand soleil et compagnie.

Par contre le dernier jour y'avait une once de nuages, et plus personne sur les pistes. C'est là que j'ai compris que c'était vraiment une station de riches. Genre il fait plus super beau, hop les gens ils restent chez eux. Ils gâchent un jour entier de ski juste parce qu'ils pourront pas bronzer à la terrasse, au prix où est le forfait c'est du suicide croyez-moi.

Je me disais aussi que c'était bizarre de voir des gens avec des combinaisons Dior et des skis Christian Lacroix (ça existe !) ça change de comment on skie chez moi.

Moi, j'ai des skis d'occasion offerts par mon papa à Noël (mais c'est des anciens skis de compétition super slalom, la se-cla) et des bâtons juste un peu trop petits. J'ai un sous-pull, un collant et des chaussures de ski qui appartenaient à ma maman avant qu'elle se fasse mal au genou, c'est à dire il y a plus de vingt ans quand même. Et mon pantalon et ma veste, je les ai héritées de ma soeur, à qui on les a achetés il y a dix ans, quand elle a commencé à faire du snowboard. La seule chose récent c'est ma super polaire Décathlon achetée en solde à neuf euros quatre-vingt dix-neuf.

Donc bien sûr, au milieu des Chanel et autre Prada, je pouvais pas frimer avec grand-chose, à part peut-être mon sens des économies. J'avais juste mes super lunettes de soleil qui font aussi vue (un gadget digne de James Bond) et un bonnet Quicksilver très joli que j'ai trouvé en-dessous d'un télésiège et que j'ai mis sans même le laver préalablement (et là logiquement c'est le moment où ma soeur fait un arrêt cardiaque).

Mais il y avait une chose qui réussissait à battre mon énervement quand j'entendais les gens de la cabine discuter en disant : "Ouiii, tu vouââââs, ils sont devenus très middle-clââââss" (ça existe !)

Il y avait les beaux anglais.

Sonnez trompettes, résonnez tambours.

Oui, je sais, je suis déjà avec un blond scientifique aux chaussures de néo-nazi. Oui, je sais, répandre des litres de bave sur mon passage pendant quatre jours, c'est mal.

Mais bon, vous savez pas à quoi je ressemblais, moi, pendant ces vacances. Évidemment, en temps normal, vous m'imaginez super canon (et vous avez bien raison). Mais il y a une petite chose que j'ai omise en passant en revue mon équipement.

La veste, c'est une fille de Satan. Mes parents l'ont acheté pour ma soeur quand elle avait quatorze ans. Vous savez ce que c'est d'avoir quatorze ans ? Logiquement, on a pas encore fini de grandir. Donc les parents, prévoyants, on pris deux tailles au-dessus. Seulement ma soeur, elle avait déjà fini de grandir. Et moi, j'avais fini même avant elle.

Donc quand je suis dans la veste, objet de ma haine éternelle, on voit vaguement ma tête qui dépasse. Et c'est tout. Mes jolies mains sont à jamais voilées par les manches implacables, et mes non moins jolies fesses sont condamnées à être noyées dans une apparence pour le moins sacquesque (ça existe pas !).

Alors voilà, j'ai une excuse, j'avais une impossibilité totale de draguer quoi que ce soit, même un ours aurait pas voulu de moi, alors un bel anglais, vous imaginez bien.

Donc je rattrapais en me concentrant sur le voyeurisme, et accessoirement sur le ski. Parce que quand même c'est pour ça que j'étais là. J'ai quand même fait du ski sur un glacier, excusez du peu, et dans dix ans il aura complètement fondu, alors c'est encore mieux, on est la dernière génération qui se souviendra du temps où il y avait des glaciers dans les Alpes, alors autant en profiter parce que putain, c'est beau.

Et à part ça, j'ai skié sur du verglas la moitié du temps, mais je suis tombée qu'une seule fois, et en plus c'était même pas à cause du verglas mais parce que j'ai bravement et consciemment décidé d'aller me planter au fin fond d'une congère pour éviter de faucher un troll.

C'est le plus gros problème avec la pratique du ski. Plus que le vent, plus que la neige, plus que la lumière blanche qui empêche de voir le relief de la piste, plus que les choses qu'on perd du télésiège, plus que les sapins dans lesquels on va s'encastrer, plus que les tremplins mal amortis, plus que les crevasses traîtres : les autres gens.

Déjà les trolls, parce qu'ils apprennent encore. Et forcément, ça comprend sa part de virages impromptus ou de "je freine juste devant ta gueule". Mais eux encore, je comprends, c'est des trolls, ils sont tout petits, ils connaissent pas encore bien le monde extérieur, les autres gens, tout ça. Non, les vrais coupables, messieurs les jurés, ce sont eux :



Ces gens qui depuis le début de leur existence sont crédités de "cool" et ça leur est tellement monté  à la tête qu'ils sont devenus "insupportables" : oui, mes amis, mes frères, ce fléau, c'est le snowboardeur. Eux, en fait, ils se comportent exactement de la même manière que les trolls, sauf qu'ils savent très bien qu'il y a d'autres gens sur la piste, et qu'ils le font exprès pour t'emmerder. Mort au snowboardeurs, mes frères (et j'orthographie mal leur nom exprès) débarrassons-nous de cette vermine des pistes.

Du moins, c'est ce que je pensais, jusqu'à cet hiver.

Cet hiver, j'ai découvert une nouvelle sorte de fléau, bien plus sournoise et bien plus mesquine que l'ancienne querelle. Une nouvelle espèce mutante, qui se glisse dans les rangs des skieurs comme des snowboarders, une race à abattre : les tecktoniques. Ça y est, le pire s'est accompli, l'indicible est arrivé : ils sont désormais partout. Et ils se caractérisent notamment par une obsession à vouloir sauter en l'air en faisant des figures au beau milieu de la piste, ou encore à s'asseoir toujours juste derrière une bosse, comme ça on est bien sûr de pas les voir quand on débarque très vite.

Je propose une trêve temporaire entre ski et snow, le temps qu'on les assomme tous à coups de planche de surf ou qu'on les fasse trébucher avec nos bâtons. Qui est avec moi ?

Sur, ce, les enfants, j'ai des dossiers de candidature à remplir, alors je vais vous laisser non sans une dernière anecdote afin de remplir la dose de rêve dont vous avez besoin dans votre petite vie morne.

D'abord il fallait que je fasse pipi (non ce n'est pas ce passage qui fait rêver, ou alors vous êtes très bizarres). Donc j'avais laissé mon père, mon parrain et mon cousin très con faire une piste sans moi, et après la traditionnelle mise à poil dans les toilettes des madames (c'est fou ce que ça caille, des toilettes, quand on est juste en soutien-gorge) je suis allée les attendre en bas du télésiège.

Donc je regardais le très joli paysage sans rien demander à personne, quand soudain, le miracle s'est produit, sous la forme d'un "Excuse me ?"

Je me retourne, et là, sonnez trompettes, j'avais devant moi le plus bel anglais de tous les anglais. Et ça fait déjà beaucoup de beauté pour une seule personne.

Je le regarde donc bouche bée, il me regarde avec des yeux verts comme une forêt en été, et il me dit "Do you speak english ?". Alors là évidemment je vous raconte pas le bonheur, sauf que j'ai juste pu articuler un truc qu'il a compris comme "Yeah" et qui dans ma tête sonnait plutôt comme "Epouse-moi".

Il m'a demandé le chemin pour redescendre au village, je lui ai allègrement indiqué :

- You take the télésiège and you go down the piste rouge near the restaurant d'altitude.

Et là, il m'a fait "Thank you" avec un sourire à faire fondre tout le glacier d'un seul coup, et j'ai croassé un truc qu'il a compris comme "No problem" et qui dans ma tête sonnait plutôt comme "Prends-moi dans la neige".

La folle passion à Chamonix. Je devrais en faire un livre.


Publié par tindomerel

Samedi 16 février 2008 à 12:55



Salut mes loupiots.

Je voulais juste vous dire que je m'en vais pour les montagnes enneigées des Alpes dimanche matin sept heures et demi ! rââââh) , pendant quatre jours.

Je serai de retour mercredi, avec plein d'air pur dans la tête et un manque d'ordinateur exponentiel.

Quatre jours avec mon papa, mon parrain, et mon cousin en mode "je vous déteste tous bande d'adultes foutez-moi la paix je vais jouer à la XBox kikoo lol". Quatre jours de ski, de sandwiches gelés, et si la chance est avec moi, quatre jours de beau temps et surtout de beaux anglais.

Alors comme vous allez me manquer tout plein dans les solitudes enneigées de Chamonix, ben je propose un pacte : toi, lecteur, laisse-moi donc un petit message, commentaire ou e-mail juste pour me raconter ta vie, et je le lirai au retour.

Parce que j'aime pas parler aux gens sur MSN et que j'ai pas assez d'argent pour venir tous vous rencontrer, mais ça me ferait quand même vachement plaisir de connaître un petit bout de votre vie.

Et pour les lecteurs Chamonixois, je laisserai même mon numéro de portable, s'il y en a (des lecteurs, pas des portables)

La paix sur vos chalets !

Publié par tindomerel

Mercredi 13 février 2008 à 18:18





J'avais carrément oublié, dis donc.


Les pubs, les affiches, les tracts, les vitrines, la télé, les pop-ups, les e-mails, mêmes les SMS ne seront donc pas venus à bout de ma ténacité à oublier.

Il aura fallu que ce soit Sarah qui me le rappelle d'une voix abasourdie :

- Jeudi soir, tu veux qu'on se voie jeudi soir ? Mais t'as pas un truc de prévu avec Flavien ?
- Ben non, justement, il a prévu une soirée Playstation avec ses potes...
- Mais t'es au courant que jeudi soir c'est la Saint Valentin ?
- La quoi ? Ah bon ? Déjà ?

Oui parce que mon horloge biologique, elle fait sa te-pu, elle a dit non je reconnaît plus les jours les uns des autres. Alors depuis le premier janvier, pour moi, c'est tous les jours le 2 janvier. Là j'avais à peine réussi à me faire à l'idée qu'on était en février, et déjà c'est le milieu du mois. C'est chan-mé (oui, après un tour sur Skyblog, je me suis dit qu'il fallait que je modifie très légèrement ma syntaxe afin d'attirer l'innocent bambin qui fait maintenant partie de la majorité internetienne, telle une dionée attirant un moustique. Grave kiffant sa mère lol t'as vu)

Donc c'est la Saint Valentin, enfin on va pouvoir être débarrassés des pubs pour la lingerie, le chocolat, et autres bijoux (eh franchement, la grosse montre en forme de coeur de chez Swatch, on dirait quand même vachement une Flic-Flac pour petites filles).

Et traditionnellement, comme chaque année, le petit message qui fleure bon la haine :

Saint Valentin, tu sers à rien (ouah quelle finesse dans la rime)

J'ai pas besoin d'une date fantôme pour dire à mon copain que je l'aime, j'arrive à m'en souvenir pendant toute l'année, ça va, c'est pas trop dur. Ça part peut-être d'une bonne intention, mais y'a des limites à ma connerie. Donc j'inviterai Professeur Flaxou au cinéma la semaine prochaine, il m'offrira un cadeau pour mon anniversaire, et des fleurs quand ça le chantera, et je les apprécierai dix fois plus que si c'était juste pour dire : "T'as vu ma chérie je pense à toi parce qu'on me l'a soufflé dans l'oreille".

A tous les Valentin, vous avez un très joli nom, c'est bien dommage qu'on l'exploite comme ça. Si on me faisait un coup pareil le jour de la Sainte Charlotte je changerais mon nom en Princesse Consuela Banana, merci bien.

A tous les fleuristes, restaurateurs et autres fabricants de chocolat, profitez sans honte, faut bien que cette fête en rende quelques-uns heureux.

Aux célibataires, profitez-en, faites une soirée avec plein d'amis, y'a jamais assez d'occasions pour ça.

Aux sociopathes dont l'esprit malade a enfanté cette fête de Satan, je vous rejette de toutes mes tripes, comme les polonais ont rejeté les communistes en 1989. Allez tous moisir au fin fond d'un gouffre putride rempli de coeurs rouges et roses et de cadavres en décomposition.

Aux grues de ma fac : au lieu de vous lamenter sur le fait que vous savez pas quoi acheter à votre homme-an (la gourmette en or ou le pendentif avec une moitié de coeur, han trop dure-euh), voici une proposition qui pourra vous aider : gardez l'argent de son cadeau, et allez vous acheter un cerveau avec.

Voilà, c'était tout.

Et bonne Sainte Charlotte à tous mes lecteurs !

Publié par tindomerel

Dimanche 10 février 2008 à 13:01




En ce moment je suis en deux modes : le mode "je sais pas quoi écrire sur mon blog de toute façon il m'arrive rien dans ma life-an", et le mode "je suis une grosse vache".


Alors j'ai décidé d'écrire en mode grosse vache.

Non parce que quand même, le matin, quand je me lève, et que je regarde mon corps, la première pensée qui me vient à l'esprit c'est : "Je ne suis qu'un bourrelet. Un énorme bourrelet qui parle avec des petits pieds gonflés qui dépassent."

Oui je sais, ça peut paraître exagéré. N'empêche que j'ai l'habitude du narcissisme, moi. J'ai l'habitude de me regarder dans la glace même coiffée comme la chanteuse de Tokio Hotel, et de me dire "Putain comment je suis trop canon ce matin".

Mais là, j'y arrive plus. J'ai dû prendre au moins trois mille kilos depuis que je vis plus chez ma maman (en fait j'ose pas les compter mais en vrai ça doit faire au moins deux et demi).

Alors j'ai décidé de prendre des mesures.

Mais comme j'ai vu partout que les régimes draconiens c'est pas bon pour le corps et pour le moral, et que merci je suis pas non plus obèse, j'ai décidé de prendre des petites mesures, pas trop sévères, pour me ressourcer et perdre doucement les kilos de Noël, en gardant les chakras ouverts, tout ça.

J'ai donc décidé :

- D'arrêter d'aller au Mac Do une fois par semaine (mais je mange quand même des frites au restau U)

- De manger plus de légumes (mais du coup je me sens moins coupable de manger aussi plus de gâteaux)

- De me remettre au sport (et là j'ai juste la flemme)

Donc évidemment, forte de ces décisions catégoriques et draconiennes, je m'attendais à des résultats miracles comme dans la pub pour Weight Watchers. Et là, par la moustache de Staline ! Rien. Alors j'ai commencé à geindre. C'est mon droit merde, j'ai fait des efforts incommensurables et j'ai pas perdu un gramme, c'est vraiment que le destin s'acharne sur ma baleinesque personne.

Donc bon, y'a quand même des gens qui essayent de me remonter le moral, en particulier Professeur Flaxou (faut dire que c'est à lui que je me plains tout le temps)

- Meuh non t'es pas grosse.
- Si ! Je suis énorme, je suis Jabba le Hut. Regarde mon bide, on dirait que je suis enceinte de huit mois.
- Euh évite ce genre de comparaisons, tu seras gentille...

Il essaye de me réconforter comme il peut.

- Allez c'est pas si grave, regarde, j'ai plus de bide que toi.
- Ah ouais, tu peux l'attraper à deux mains, comme ça ?
- Ouais, et je peux même le rentrer en faisant un gros pli et puis le faire ressortir, comme ça.
- Ah ouais, et tu peux l'attraper à deux mains et le tourner vers toi de façon à regarder l'intérieur de ton nombril, comme ça ?
- Ouah, balèze. Respect.

Je sais pas si les couples normaux passent des heures à faire des choses comme ça. Je crois que non, quelqu'un sait ?

En tout cas ce que moi je sais, c'est que ça n'arrange rien de prendre du bide tous les deux en même temps : ça veut dire qu'on peut pas se faire de reproches parce que nous aussi on a grossi, et si ça continue on va devenir un couple d'obèses.

Alors j'ai dit à Professeur Flaxou, pour se motiver mutuellement, on n'a qu'à faire du sport ensemble. Oui je sais, vieux couple, gna gna gna.

Alors j'ai proposé du jogging, soi-disant une activité de vieux ringard, n'importe quoi, chez moi à la Robertsau il y a un grand parc et je croise des millions de joggeurs, de huit heures du matin à onze heures du soir (véridique, y'a des gens c'est des fous !). Alors il a proposé d'aller à la piscine et c'est là que la vie de Professeur Flaxou s'est effondré, tout un amour bâti sur des mensonges, tout ça.

- Tu sais pas nager ?
- Je vois pas pourquoi t'en fais tout un plat.
- Mais ? Mais ? C'est essentiel dans la vie !
- Mon chéri, je t'assure que si je me retrouve prise dans les remous de la mer à Strasbourg, c'est qu'il se passera des choses plus importantes que les cours de natation.

Et puis c'est pas comme si je savais pas du tout nager. Disons que j'ai adopté une technique relativement efficace qui me permet de surnager en agitant mes petits bras dans tous les sens tout en battant des pieds avec désespoir, en espérant que ça suffise pour me maintenir à la surface de l'eau. Ça marche pas trop mal quand l'eau est très salée et que mon corps flotte naturellement.

Sinon, une fois sur deux, je coule.

D'où le fait que j'aie pour les piscines un amour comparable à celui de MacCarthy pour Khrouchtchev.

Alors je vais courir, c'est décidé. Je suis super motivée comme jamais dans ma vie, à tel point que j'ai déjà loupé la première "séance".

Que les Kinder Schokos-Bons aient pité de mon âme.


Publié par tindomerel

Samedi 2 février 2008 à 17:23



Saluez la grande variété de perles de ce mois-ci, qui nous offrent de vrais petits bijoux d'inventivité avec de vrais morceaux de naïveté entiers dedans.

Et comme des beaux exemples valent mieux que de longs discours, je vous les annonce tout de suite.

EDIT : Et c'est donc le combo Sarah-Caro qui remporte la perle de ce mois-ci, à la grande joie de ces dernières qui en avaient marre de se faire supplanter par la prof de polonais.

- Ma prof d'ethnologie est passionnée par la civilisation mongole.
- Je vais lui présenter mon frère.



Et voilà les autres !

Sarah :

1) "C'est comme ça que je fais ma vie, en fonction des Disney. Moi si je vais en Afrique, c'est pour voir le Roi Lion !"

2) "C'est un crocodile spécial, il a été élevé par des chenilles"

3) "Je trouve que ce jus d'orange a un arrière-goût de vomi mais il est bon quand même"



Caro :

4) "Ce pigeon on dirait mon chien"

5) "Apocryphe c'est pas ce qu'on écrit sur les tombes ?" (Le mot étant "épitaphe")

6) "C'est par ordre alphabétique des numéros"



Moi :

7) "J'ai jamais une seule fois juste ne pas perdu"

8) "J'aime bien son nom mais je sais plus comment il s'appelle"

9) "C'est un signe mou, tu mouilles le bout"

10) "Je pense à ma ligne donc je dors"

11) "Elle a un rire de bouilloire"

12) "Ils y étaient tous, y'avait juste pas le mec qui était mort"



Et puis Flavien, qui nous a prouvé ce mois-ci qu'il avait une vision un peu confuse de la sexualité :

13) "Tu verras, ça fait peur d'avoir la tête plus bas que le cul"

14) "C'est Yorick, il a des moeurs bizarres. Il met des filles avec des garçons"

15) "Si je commence à me suicider j'ai plus de raison de vivre"

16) "Ah merde, c'est pas moi Julie"



Et puis les autres gens :

17) "Le saint patron des roux, c'est l'enjoliveur" Jérôme, rouillé

18) "Je suis ambidextre mais pas de la main gauche. Ni de la droite." Anne-Laure, riendutoutdextre

19) "On pourrait faire un film en vertical tourné en horizontal" Gaëtan, qui a des légers problèmes de vision

20) "Arrête de respirer tes lèvres" Marie, sangsue

21) "C'est bien que tu sois morte comme ça tu m'aides" Julie, égoïste

22) "Je suis ni teckto ni niqueur" Cyril, envoyez vos dons



Et puis comme chaque mois, le prof de polonais :

23) "C'est un espace où les avions atterrissent...parfois" (ça nous donne envie de prendre l'avion en Pologne, dis donc)

24) "Vous êtes bien accueillis et pas mangés par le dentiste"

25) "C'est un vieux hôpital où il y a des revenants, des diables, c'est magnifique"

26) "Je n'ai rien à reprocher à la civilisation britannique. Vive la reine !"

27) "Mai soixante-huit en France c'est vu comme bien joyeux. Chez nous, les étudiants ils étaient pas joyeux...car ils étaient morts"


Et je termine sur les dialogues, très nombreux ce mois-ci. Régalez-vous mes agneaux !


28) - Un chat à neuf queues c'est comme un knut.
        - Oh, Knut, c'est le nom du premier roi du Danemark !
        - C'est aussi le nom d'un petit ours blanc. Il est tout seul et il s'appelle Knut.
        - ...
        - Ils ont fait une chanson sur lui.

29) - Flavien, c'est un cas à part.
       - Un cafard ?

30) - J'ai trouvé une autre personne que Chacho à dire "apocryphe"
        - Elle est morte, c'est ça ?
        - Non. C'est Roselyne Bachelot.

31) - Je vais te demander quelque chose.
        - Non, je mettrai rien dans ma bouche.

32) - String en anglais ça se dit thong.
       - Bob Marley en a d'ailleurs fait une très jolie chanson..."Redempthong song".

33) - Y'a pas d'étoile sur votre sapin de Noël.
       - Ben si, y'a un ange.

34) - T'as le droit de copuler avec celle de gauche mais pas avec celle de droite.
       - Oh tu sais, moi, la droite et la gauche, je confonds toujours...

35) - Oh j'adore cette chanson "Killing an Arab" !
        - RACISTE !



Bon vote !

Publié par tindomerel

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