
Coucou, les gens.
Je galere avec Internet Explorer qui me fait une mise en page toute pourrie (et je ne vous parle meme pas de la misere du clavier en cyrillique) mais me voila, fraiche, rutilante et sans accents, en direct de Moscou.
Donc le voyage s'est bien passe, l'aeroport de Luxembourg s'est revele etre a peu pres aussi grand que la gare de Ribeauville, donc pas de souci pour trouver notre terminal, puisqu'il y en avait deux et que de toute facon notre avion etait le dernier a partir (ils rigolent pas les Luxembourgeois, a huit heures et demie, tout le monde au lit! )
Donc voila, mon avion ne s'est pas ecrase, youpi-youpla. Et je suis arrivee dans un etat cotonneux a l'Institut, vers cinq heures du matin, heure locale (ca fait trois heures pour vous, petits frantsouzki).
J'ai une toute jolie chambre renovee au comble du luxe : on a du lino imitation parquet, on a des murs entiers, on a meme des lampes au plafond au lieu d'une ampoule qui pend, et (grand luxe) l'eau est encore chaude ! On a meme une salle de bain toute propre, mais ca, c'est grace aux bons soins de Mathilde, qu'on appelle maintenant Stakhanov :
- Mathilde, ca fait deux heures que tu recures la baignoire, tu veux pas faire une pause ?
- C'est encore sale ! J'ai trouve une chaussette sous le lavabo qui doit dater de l'ere sovietique.
- Pitie, Mathilde, rien que de te regarder t'agiter ca nous fatigue.
- Bon, t'as raison, je vais faire une pause. Je vais faire une lessive, pour decompresser. Vous voulez que je lave vos affaires aussi ?
VERIDIQUE.
Donc la coloc se passe bien, on est a cinq et c'est un peu chaud pour l'usage de la salle de bain le matin, mais on fait des roulements.
Les cours ont commence et meme si je galere un peu je suis contente, parce que j'ai ete gradee depuis l'an dernier : je suis desormais (tam taaaaam) une intermediaire 4 ! Ca vous dira rien mais c'est super prestigieux par ici. Ca veut dire que je passe mes cours avec les chinois qui sont la depuis deux ans, c'est quand meme pas mal.
Par contre, j'avais oublie que les distances etaient aussi considerables, a Moscou. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ecris ici aujourd'hui et pour laquelle je ne suis pas en vadrouille en train de prendre des photos du metro.
Aujourd'hui, c'est la journee des pieds.
Sachant que les pauvres ont quand meme recolte tellement d'ampoules depuis qu'ils sont ici que mon corps ressemble a ca : une tete, un tronc, des jambes, et au bout des jambes, deux grosses cloques.
Hier, j'avais tellement mal en allant jusau'a la gare de Leningrad que je marchais en hurlant des choses tres vulgaires en francais, pour evacuer la douleur.
Donc aujourd'hui, je laisse mes pieds se reposer, vu que demain y'a pas ecole et que je vais me faire le musee Pouchkine. Je vais donc m'occuper un peu du blog, aller voir mes blogs preferes, et ecrire un mail trop choupi-kawai pour Professeur Flaxou qui passe ses examens (bonne chance Professeur Flaxou !) Et ce soir dans la komnate, ca va etre l'orgie de pates instantanees, c'est moi qui vous le dit.
Oui parce que ca fait trois jours que je suis ici, mais j'ai deja plus de sous, parce que j'ai achete mon billet de train pour Petersbourg, et cette ville, elle a interet a etre pavee d'or, c'est moi qui vous le dit. Parce que ca vaut pas le coup que je mange des pates pendant trois semaines si c'est pour que ce soit pareil que Moscou, hein.
(Non mais ca va etre genial, je le sens d'ici. Je vais prendre un train troisieme classe et dormir sur des banquettes en bois qui puent le saucisson a l'ail, mais ca va etre genial)
Sur ce, les enfants, je vous dis a la prochaine, pour la prochaine fois que j'aurai tres mal aux pieds (si j'etais vous, je tablerais sur le retour de Saint-Petersbourg).
Portez vous bien et sortez couverts, moi j'ai pas besoin, rien que de voir les mecs chelous et crades qui viennent me draguer, ca force a l'abstinence, croyez-moi.
Cet article est dedicace posthumement a mes pieds.







